vendredi 21 septembre 2007

Digne d'un théatre d'été

J'ai vécu une drôle d'histoire la semaine dernière. Une histoire digne d'un théâtre d'été. C'était la fête d'Isabelle ma meilleure amie. Et la vieille de son anniversaire, c'est devenu une habitude, on va voir les beaux gars au 281. (Pour ceux qui ne savent pas, c'est un club de gogo-boys célèbre de Montréal.)

Il était 21 h 30 quand j'ai entendu Isabelle klaxonner au pied de mon immeuble. Le temps de finir de me coiffer, je suis descendue pour finalement apercevoir la petite voiture bleue d'Isabelle stationnée à quelques mètres. Nadia et Ève étaient déjà assises dans l'auto. Elles étaient à l'arrière en se demandant si le beau, grand, musclé danseur qu'elles avaient vu lors de notre dernière visite serait encore là.

À peine avais-je eu le temps de les saluer, que Isabelle avait déjà enfoncé l'accélérateur et on se dirigeait vers le mythique lieu.

On arrive sur les lieux, on fait la file dehors peut-être une demi-heure et puis on réussit finalement à entrer. Isabelle est passée au bar nous prendre un pichet d'« Extase ». Et on s'est assise, toutes les quatre, aux seules places libres qui restaient.
À peine on venait de s'asseoir, la voix du DJ s'est fait entendre et il a annoncé le nom du prochain danseur tout en démarrant la musique à tu-tête.

Autour de nous, tout le monde s'est levé et a commencé à crier alors qu'on se régalait tous du spectacle.

Ça devait bien faire une demi-heure qu'on était là, que j'ai remarqué la fille de la table d'à côté, déjà très pompette, qui ne cessait de me regarder. C'était une brunette aux cheveux longs allant jusque dans le bas du dos, elle avait un grain de beauté sur la joue droite et elle avait un charmant sourire.

Alors, je me suis à moi même : « Peut-être que je la connais et je ne m'en rappelle pas.» Alors, dans une période d'accalmie, je suis allée à sa table, je me suis assise sur la chaise à côté d'elle.

— Est-ce qu'on se connaît ?

Elle me sourit encore et elle finit par me dire en s'approchant de moi la bouche voilée par sa main.

— Non. J't'e trouvais juste belle.
— Merci, répondis-je en cachant du mieux possible le malaise, et me replaçant les cheveux.
— Mes amies veulent s'en aller. Est-ce que tu penses que ça vous dérangerait si j'allais passer le reste de la soirée à votre table ?
— Heu non. Viens, lui dis-je en me levant.

Elle salue ses amies, prend son verre de bière à moitié fini et elle est venue s'asseoir à notre table. Ce que mes amies n'ont pas su par contre, c'est qu'en dessous de la table, elle ne se gênait pas pour passer les mains sur mes cuisses et à frotter ses jambes contrent les miennes. Et quand elle était sûre que mes amies ne regardaient pas, elle enroulait son bras autour de moi.

Quand le club a fermé à 2 h du matin, voyant qu'elle n'était pas en état de prendre le volant, (honnêtement, je devais dépasser le légal 0.08 aussi, mais je devais avoir deux fois moins d'alcool dans le sang qu'elle), alors j'ai décidé de lui proposer de la raccompagner.

Mais comme elle ne voulait pas, j'ai été obligée de lui prendre son sac à main et de m'imposer. Dans la voiture, elle a été étonnamment tranquille. Elle se contentait de me faire des yeux doux, et elle pouffait de rire de temps en temps.
C'est quand on est arrivée, qu'elle a commencé à devenir plus agitée. Dès que j'ai eu tourné la clé du moteur et qu'il a fait silence dans l'auto, elle s'est jetée sur moi en m'embrassant sur la bouche.

— Je veux faire l'amour... avec toi..., ajouta-t-elle entre deux baisers mouillés et dans une prononciation lente et approximative.

Elle a sorti son téléphone cellulaire de sa poche, l'a ouvert, a monté son bras dans les airs, le collant au plafond de l'auto, et elle a pris une photo alors qu'elle m'embrassait sur la bouche. Ensuite, elle a commencé à essayer de m'arracher certains morceaux de vêtements, lorsque je lui ai dit :

— Tu ne préfères pas que l'on monte ?

Je l'aide à descendre de l'automobile et je l'aide à monter les escaliers. Une fois rendue en haut, elle commence à chercher dans son sac. Mais c'est moi qui finalement ai dû chercher dans son sac. En tassant son porte-monnaie, j'ai même remarqué deux ou trois condoms empilés dans un coin.

Dès qu'on a finalement réussi à entrer, elle a recommencé de plus belle. Elle a commencé à me toucher partout, m'embrasser dans le cou.

Quand on est atterri dans sa chambre, elle m'a poussée sur le lit et elle a fait passer mon débardeur par-dessus mes épaules, pour finalement le jeter plus loin dans la chambre.

Dès qu'elle a eu un moment de distraction, je l'ai fait rouler sur le lit et je me suis placée par-dessus elle. Et à sa demande, j'ai commencé à la déshabiller. Je lui ai retiré son chemisier et j'ai commencé à promener ma langue sur ses seins.
Mais c'est quelques instants plus tard, alors que je m'affairais à lui retirer ses jeans, elle est devenue toute calme et elle a fermé les yeux.

Elle dormait.

Alors, j'ai fini de lui retirer ses jeans et je l'ai tournée sur le ventre de sorte que si elle vomisse le tout tombe sur le sol.
Bon, et moi, comme j'étais exténuée aussi, j'ai décidé de dormir sur place. Alors, j'ai fini de me déshabiller.
Je me suis dirigée dans le salon, mais comme le sofa ne semblait pas très hospitalier, je suis retournée dans sa chambre et je me suis allongée à côté d'elle.

Le lendemain, c'est un tapotement insistant sur l'épaule qui m'a réveillée. Je me suis tournée pour être sur le dos et j'ai ouvert les yeux.

Elle était là, debout à côté du lit, portant une robe de chambre et me dévisageant. Moi, par contre, j'étais étendue dans son lit, portant uniquement ma petite culotte, et les draps étaient placés de sorte que j'avais un sein à l'air.

— T'est qui toé !?, me demanda-t-elle avec un ton autoritaire.

J'ai pris une longue inspiration, question de reprendre mes esprits.

— Je suis la fille du 281. On est revenu ensemble.
— Et qu'est-ce que tu fais icitte ? Pis dans mon lit ?
— Tu voulais qu'on couche ensemble...

Elle m'a alors regardée dans les yeux, comme si elle essayait de savoir si je mentais.

— C'est impossible !

J'ai pris quelques secondes pour réfléchir.

— Ton cellulaire, réussit-je à peine à dire.

Elle s'est penchée, elle a sorti son cellulaire des poches de son jean et elle a commencé à appuyer sur quelques boutons. Et, j'imagine que c'est en voyant la dernière photo qu'elle a placé sa main devant sa bouche. Et elle s'est soudainement calmée.

— Je crois que je me souviens de toi. C'est vrai, tu étais assise à la table à côté de nous. Je te regardais... et... je suis allée m'asseoir à ta table... Et je...
— Tu me tripotais sous la table !
— Oui !, je me rappelle aussi de t'avoir embrassé dans l'auto.
— Bon, ça revient tranquillement...

Elle s'est avancée vers le lit, et elle s'est étendue à côté de moi, le coude enfoncé dans le lit, le poing lui tenant la tête.

— Et j'imagine qu'on est allé plus loin que de s'embrasser.

Même si on n'était pas allé bien bien plus loin que ça, je lui ai fait un « oui » de la tête et en lui faisant un sourire.

— Comme quoi ?, minauda-t-elle.
— Et bien... Je t'ai fait un cunni, et après c'est toi qui m'en a fait un.
— Ça je ne me rappelle pas.

Elle s'est encore rapprochée de moi. Et elle a posé une main sur mon sein découvert.
C'est à ce moment que je me suis redressée dans le lit.

— J'étais bonne ?
— Qu'est-ce tu fais ?, lui demandais-je.
— Bien, c'était ma première avec une femme et je ne me rappelle pas de grand-chose. Alors, si je suis pour avoir quelques regrets pour ce qui s'est passé cette nuit, autant continuer pour savoir si c'était bon, au moins.

Je m'apprêtais à lui répondre, mais elle a collé sa bouche contre la mienne.

D'un geste lent, elle a défait le noeud de sa robe de chambre et elle m'a pris une main et elle l'a déposé sur ses hanches.
Nos baisers, pendant ce temps, étaient devenus plus passionnés. Nos langues s'étaient mises de la partie. On se frottait l'une contre l'autre. Je sentais le bout de ses seins durcir peu à peu à mesure qu'on se caressait. Dans le creux de l'oreille, elle m'a demandé de lui lécher la chatte. Alors, je l'ai couché sur le lit, je me suis placée par-dessus elle. Et j'ai commencé à descendre tranquillement le long de son corps. J'ai donné des baisers dans son cou, ses seins, son ventre pour finir entre ses jambes.

Sa chatte était déjà luisante de désir. J'ai posé ma langue sur son clito et j'ai commencé à lui faire un cunnilingus.
Et je dois dire que c'est la première fois que je fais un tel effet à une de mes amantes. Elle s'est mise à lancer des cris aigu et strident tellement forts qu'elle a dû prendre son oreiller et se le coller contre le visage pour étouffer le bruit. Entre deux cris, elle m'a même lancée : « Je sens que je vais jouir ! Et sans pénétration ! J'ai jamais vécu ça ! J'aurais dû essayer le lesbianisme bien avant ! »

Et quand je sentais qu'elle était à deux doigts de jouir, la sonnette de la porte a retenti. À ce moment-là, j'ai carrément gelé. Elle aussi. Elle a retiré son oreillé de devant son visage. Elle a tourné la tête pour voir l'heure. Elle a poussé un juron en ajoutant :

— Merde. C'est ma mère !

Elle s'est levée rapidement et elle a commencé à s'habiller rapidement. Elle a juste pris ma pile de linge, elle me l'a mise dans les bras.

— Cache-toi dans le garde-robe. Je vais essayer de faire ça court. Avec un peu de chance, mon fiancé n'est pas avec elle.
— Ton fiancé ?
— Oui, je me marie dans une semaine. Et oh. Ne bouge absolument pas. Ma mère a l'ouïe très fine.

Et elle a refermé la porte du garde-robe.

J'ai entendu aller ouvrir la porte. Et j'ai entendu deux personnes entrer. Il y avait deux voix. La première était celle d'une femme plus âgée, que je présume sa mère, et l'autre voix était beaucoup plus grave et jeune, probablement la voix de son fiancé. Durant cinq minutes, je l'ai vaguement entendu discuter à travers les murs. Ils discutaient du choix de quelques choses. Moi, j'étais assise le dos collé contre le mur et je faisais attention de ne pas respirer trop fort.

Après dix autres minutes, la porte s'ouvre et j'entends quelqu'un partir. Et j'entends des pas revenir vers la chambre. C'était la fille. Elle s'est approchée de la porte du garde-robe et elle m'a chuchotée :

— Reste tranquille encore quelque temps. Mon chum n'est pas reparti encore. Je l'ai convaincu d'aller prendre un café sur une terrasse. Attends quelques minutes après...

Et c'est à ce moment que son chum est entré dans la pièce. Même si je ne pouvais absolument rien voir, je pouvais tout entendre avec une clarté incroyable assise dans le garde-robe.

— C'est quoi ça ?, dit son chum.
— Ah..., dit-elle avec hésitation. Tu te rappelles il y a quelques mois, je parlais de faire grossir mes seins. Et bien j'ai acheté celui-là pour savoir si j'aimerais ça.

J'ai regardé rapidement les vêtements que j'avais avec moi et je remarque que mon soutien-gorge est manquant. Et comme ses seins sont de taille « A » et les mien de taille « C », j'imagine que c'est ce qu'il a trouvé.

— Tu y songes sérieusement ?
— Oui ! Je n'ai pas détesté la journée où je l'ai porté.
— Pourquoi ne me l'as-tu pas montré ?
— Bah, parce que j'avais peur que tu te moques de moi.

Ils ont parlé encore quelques secondes et ils sont partis. J'ai fait comme elle avait dit. J'ai attendu quelques minutes et je suis sortie.

Sur le lit, il y avait mon soutien-gorge avec une petite note pliée juste à côté. Voici ce qui y était griffonné :

Est-ce que ça te dérangerait de me laisser ton numéro de téléphone ?
Nadine


Une fois rhabillée, j'ai ajouté mon numéro de téléphone à la fin. Elle m'a rappelée plus tard cette journée-là. Et devinez ce qu'elle m'a demandé ? Elle veut que je donne des cours de cunnilingus à son mari !

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Pis, lui as-tu donné un cours ?

Lux a dit...

C'est pas encore fait... Mais disons que j'y pense...
:p