Je me sens encore nostalgique à l’approche des vacances en familles en Beauce. Et le fait que je vous aille raconté ma première relation sexuelle, il y a deux semaines n’est pas une coïncidence. Parce que je vais vous raconter cette semaine ma deuxième première fois. Ou si vous préférez, la première fois que j’ai fait l’amour avec une femme.
Ça s’est passé en Beauce. Mon père possède un petit chalet en Beauce sur le bord d’un lac où mon père nous amène tous les étés depuis que j’ai huit ans. Là-bas, nous sommes à des lieux de la technologie. Pas question d’avoir la télévision ou l’Internet. Le premier téléphone est à quarante minutes de marche. Même la poste ne se rend pas jusqu’à notre petit chalet. Et en plus, quand nous sommes là-bas, je suis laissée à moi-même. Ma mère reste au chalet à lire des romans toute la journée dans son hamac. Mon père et ma sœur partent pêcher. Et moi comme je n’aime pas particulièrement faire ces deux activités, il y a des jours où je pars marcher toute la journée avec mes bottes d’excursion, ma boussole, ma gourde, un bâton de marche et deux sandwichs et je pars en randonnée pour ne revenir que lorsque la nuit tombe.
Et 2002, l’année de mes dix-sept ans, ne faisait pas exception à la règle. Ça faisait déjà une nuit qu’on était là, que je sentais que j’avais besoin de faire une randonnée. Alors, ce matin-là, je me suis préparé tranquillement et immédiatement après le déjeuner, j’ai souhaité bonne journée à tout le monde et je suis partie.
Ça faisait que trente minutes que je marchais lorsque j’ai croisé Catherine. Je la connaissais de vue depuis quelques années. Je la voyais les rares fois où l’on avait besoin de téléphoner, parce que c’est chez elle où l’on allait pour ça. Nos pères avaient une entente là-dessus. Et elle avait, par coïncidence, elle était habillée pour faire de la randonnée comme moi. Et comme ça sur le coup, elle m’a proposé qu’on fasse un bout de chemin ensemble. J’ai accepté et nous sommes parties.
On a parlé de beaucoup de choses sur le trajet, de tout et de rien. De nos futures études, de nos amis, de nos anecdotes, etc. Je trouvais que ça cliquait entre nous. Dans ma tête, je me disais : « Enfin, quelqu’un avec qui passer le temps ! ».
Quand midi a sonné, on s’est arrêté au bord d’une rivière, on s’est trouvé une petite place à l’ombre. Et on s’est assis sur le sol pour manger nos dîners. Et c’est à ce moment-là que notre conversation est passée à un autre niveau. On s’est mise à se faire des confidences très intimes. Je lui ai raconté l’histoire de mon premier amour jusqu’à notre séparation qui avait eu lieu deux mois auparavant.
– Et toi ? lui ais-je demandé après avoir terminé mon histoire.
– Moi, j’ai toujours été célibataire.
– Ben, voyons donc. Une fille comme toi, encore célibataire ? Qu’est-ce que tu leur fais au gars ? Tu es belle, sympathique, souriante, tout ce qu’un gars veut.
– Et bien… dit-elle avec une voix empreinte de malaise. J’ai bien essayé avec les gars. Je pourrais avoir un chum en claquant des doigts si je le voulais. C’est que… ce sont plutôt les filles mon truc.
Il y a eu un long malaise. Je ne savais pas trop quoi dire. Déjà à l’époque, même si j’avais eu un chum que j’avais aimé. Je ressentais aussi une certaine forme d’attirance vers les filles, sans pour autant avoir succombé à la tentation. Finalement, pour calmer la situation, je lui ai simplement fait un clin d’œil. Sur le coup, j’avais fait ça pour lui signifier que ce n’était pas la fin du monde. Mais Catherine a interprété ça d’une tout autre manière. Pour elle, c’était comme je lui avais dit : « Cruise-moi. Et on verra s’il se passe quelque chose entre nous. »
Après le dîner, on a continué à marcher ensemble. Mais Catherine était devenue plus gentille, plus attentionnée, plus suggestive et plus intime dans notre conversation durant notre randonnée. J’ai d’ailleurs appris que j’étais la première personne sur la terre à qui elle avait révélé son attirance envers les filles. Elle avait peur de la réaction de ses parents, ses deux frères, de sa sœur et de ses amis si ça venait à ce savoir. Elle envisageait même de se trouver un pseudochum pour écarter les soupçons.
À la fin de la journée, quand notre randonnée fut terminée. Nous étions à, à peine, cinq minutes de mon chalet quand on s’est arrêté.
– J’ai passé une belle journée, me dit-elle avec un large sourire angélique.
– Moi aussi.
– Demain, je sors avec des amis. Mais si tu veux, après-demain, on se retrouve ici. À dix heures ? Je vais t’amener au plus bel endroit sur la terre. C’est un endroit secret que seule moi connais. Ce n’est pas très loin.
– Ouais, d’accord.
Et elle s’est approchée de moi. Je croyais qu’elle voulait me faire la bise. Mais ma joue ne l’intéressait pas du tout. Elle en a profité pour enrouler ses bras autour de ma taille et déposé délicatement ses lèvres sur ma bouche. J’étais absolument pétrifiée. Et au bout de dix ou quinze secondes, on s’est séparés.
– N’oublie pas ton maillot de bain, me dit-elle en s’en allant vers chez elle.
Le surlendemain, couchée dans mon lit, j’étais vraiment tiraillée. Est-ce que je devais aller à ce rendez-vous ? Il faut dire qu’« un endroit secret que seule moi connais » laissait présager qu’il pourrait s’agir d’un rendez-vous intime. Mais bref, après réflexion, j’ai décidé d’y aller.
Cachée en retrait du sentier, je me suis approchée tranquillement. Catherine était déjà là. Elle attendait nerveusement à l’endroit où elle m’avait embrassée. Elle regardait sa montre à toutes les trente secondes. Je suis revenue un peu sur mes pas, je suis allée au milieu du sentier et j’ai commencé à siffler doucement en m’approchant d’elle.
Quand je l’ai vu de face, elle avait un immense sourire sur son visage. Elle avait l’air radieux. Du moins, plus que lors de notre randonnée. Elle portait une minijupe, un petit haut vert moulant (sans être provocant). Son cheveu châtain était bien peigné. Et elle avait un soupçon de maquillage sur le visage.
On a marché dix ou vingt minutes, et on est arrivé à une petite barque. On est entré dedans, on a pagayé pendant une dizaine de minutes et on est arrivé à un petit îlot isolé. On est débarquée et on a marché quelques mètres dans le bois pour aboutir à un petit lac. C’était vraiment un petit coin de paradis. La végétation autour faisait comme une sorte de bouclier. L’endroit était sombre, les arbres étant presque capables de cacher le soleil.
Sans attendre, on a commencé à se dévêtir pour se retrouver en maillot de bain. Elle n’en paraissait pas, mais Catherine, qui était très féminine dans ses vêtements, le paraissait moins dans son bikini. Elle avait une petite paire de seins (entre AA et A, je dirais.), elle avait des abdominaux développés, les bras et les cuisses musclées (sans lui donner l’air d’une culturiste.)
On a sauté à l’eau. Au début nos jeux dans l’eau étaient innocents, mais je dirais qu’au bout d’une demi-heure, c’est devenu plus physique. On ne se gênait pas pour se toucher, sans pour autant devenir intime. Mais au début de l’après-midi, tout a basculé. On était dans l’eau, je devais avoir de l’eau jusqu’à la hauteur des seins, lorsqu’elle s’est collée contre moi. On s’est regardé profondément dans les yeux.
Contrairement à notre premier baiser, je peux dire que le second était réciproque. Au début, il était doux et pudique, mais à mesure que nos lèvres s’apprivoisaient, nos langues se sont enroulées l’une contre l’autre. Nos respirations se sont accélérées et le baiser était devenu passionné. On est sortie de l’eau, on est allé se coucher dans l’herbe et on a continué. On a bien dû passer une bonne demi-heure les lèvres soudées ensemble à se rouler parmi les feuilles et se caresser.
Dans le feu de l’action, le haut de son bikini a fini par se détacher de lui-même. Ça ne la dérangeait pas d’être seins nus collés contre moi. Quand on a finalement, pris un petit temps d’arrêt, on s’est couché l’une à côté de l’autre. Du coin de l’œil, je regardais sa jeune poitrine. Quand je fus sûre qu’elle ne me regardait pas, j’ai roulé par-dessus elle, je me suis collé le visage contre son ventre et j’ai approché ma langue de ses mamelons. Elle n’a pas bougé, me caressant les cheveux doucement comme pour me dire qu’elle aimait ce que je lui faisais.
C’est le plus loin qu’on est allé cette journée-là. Le lendemain, par contre, pendant qu’on pagayait pour se rendre à notre coin de paradis, dans les recoins de ma tête, j’avais l’intention d’aller un peu plus loin. Juste avant de rentrer dans l’eau, j’ai tiré sur le nœud qui retenait le haut de mon soutien-gorge, et il est tombé a à peine un mètre du bord de l’eau. Dans l’eau, on a recommencé à jouer, mais on s’est rapidement collée l’une contre l’autre. Je voulais qu’elle me touche. Mais elle était très gênée. J’ai dû lui prendre une main et la déposer sur ma poitrine pour qu’elle se décide finalement à lui accorder quelques attentions.
Petit à petit, on s’est apprivoisé. Si la sexualité hétérosexuelle était naturelle (du moins pour moi), la sexualité saphique nous était totalement inconnue. Mais ça rendait ça plus excitant. :p Je me rappelle quand on a finalement retiré le bas de nos bikinis. C’était la première fois que je voyais une chatte de si proche. Le seul réflexe que j’ai eu, c’est d’y insérer mes doigts et de la masturber. Mais Catherine, elle, a une excellente idée. Je l’ai trouvé étrange sur le coup, mais je me suis ravisée vite. Elle s’est couchée devant moi, elle a étiré la langue et elle l’a passée entre mes deux lèvres vaginales.
C’était mon premier cunnilingus. (Mon ex-chum n’avait jamais eu même l’idée de me le proposer.) Les deux ou trois premiers coups de langue, je trouvais que ça chatouillait. Mais cinq minutes plus tard, j’en redemandais ! J’avais les doigts soigneusement agrippés au sol à crier : « Encore ! »
Dans les semaines qui ont suivi, on s’est vu presque tous les jours. On a fait l’amour tous les jours, chaque jour apprenant plus sur le corps de l’autre. Quand les vacances furent finies, ce fut une dure séparation, même si on savait que ça devait bien se terminer un jour. On a échangé nos adresses courriel, on s’est dit au revoir, et je suis retournée avec ma famille à Québec.
Et le destin a bien arrangé les choses, parce que l’année d’après, quand on est retourné dans notre chalet, j’étais redevenue célibataire, et elle, de son côté, n’avait pas réussi à se faire de blonde. On s’est retrouvée à notre endroit secret. Et on a repris exactement où on s’était arrêté. Et depuis ce temps-là, chum pas chum, je repars avec ma famille en Beauce pour passé deux semaines avec Catherine.
Et cette année ne fera pas exception. Vendredi prochain, j’y retourne.
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1 commentaire:
Vous êtes tellement cute toutes les deux !
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